samedi 31 janvier 2015

Virus+Elongation = ca va être difficile...

La vie du coureur est jalonnée de douleur plus ou moins handicapantes à gérer. En ce début Février nous avons été contaminés de façon massive par un virus avec option maux de tête, toux et perte de tonus.

Evidemment dans ces cas là il n'y a rien de mieux à faire que de sortir pour se faire une bonne suée salvatrice (et partager ses microbes avec ses autres congénères au passage...) sauf que la semaine dernière j'ai un peu trop pris à cœur ma séance au seuil du jour.

Je devais faire 10x400m à 80% de VMA, tout se passait bien mais j'avais bien vu durant le footing que j'avais envie d'en découdre avec le bitume pour évacuer stress et colère.

Je culminais crânement entre 13 et 14 km/h ce qui est bien sûr au dessus de mon rythme VMA habituel lors j'ai senti une sorte de début de "ca ne va pas" derrière la jambe gauche. Je me suis immédiatement immobilisé puis n'ai pas insisté et suis rentré au petit trot.

Repos/Glaçage, la totale pour la soirée.

Rappel à l'ordre confirmé le lendemain par une autre douleur au même endroit après un footing de 30' avec mon fils à moins de 9km/h.

Du coup semaine de repos avec mon amie ASPRO 1000, et séance test en douceur ce matin.

60' au final mais avec un break à 45' non pas à cause de l'élongation mais du manque de souffle. (pourtant BPM à 155 max).

Bref c'est pas encore gagné pour les foulées de Vincennes la semaine prochaine, ni la fin de préparation au semi de Nogent de début Mars.

Mais l'expérience aidant, je sais que ces mauvaises passes ont une fin et qu'il s'agit d'être patient, prudent et pragmatique dans les séances à venir.

dimanche 18 janvier 2015

Sa première heure de course

Sortie en compagnie de mon fils ce jour. Le parc Cardinet ferme assez tôt à 17h30 et pour profiter pleinement de ce moment de partage nous nous dirigeons vers Monceau qui a le bon goût de nous accueillir jusqu'à 20h.

Le repas dominical un peu chargé alourdi notre cadence, les premiers kilomètres se font avec un léger ballonnement qui passe rapidement. La respiration se faisant plus régulière nous parlons des attentats, du monde du travail, de tout et de rien. Nous profitons l'un de l'autre.

Un fils qui s'interroge, un père qui transmet. Rien ne peut me rendre plus heureux.

Les tours s'enchainent, nous parcourons les rues sur le chemin du retour tout en continuant à échanger, bientôt cela fera une heure que nous courons, je n'ai pas envie que cela s'arrête.

Sa première heure de course vient de passer, il est très content de l'avoir fait sans difficulté, je suis fier de lui, de le voir grandir, et progresser à tout niveau, de son état d'esprit.

Nous arrivons à la maison.

Les foulées de Vincennes approchent à grand pas, je suis prêt. A mes 2 sorties hebdomadaire de mon plan sur 12 semaines j'ai intégré une séance optionnelle de 45' en mode footing que je peux faire grâce au télé-travail et le gain de temps pour aller travailler.

Commencer la journée par un footing ne me fatigue plus et au contraire m'apporte une sérénité supplémentaire pour adresser les différents sujets du jour.

dimanche 4 janvier 2015

Bonne résolution 2015

Entre les bons petits plats des fêtes, et la découverte de la gastronomie viennoise je craignais avoir repris du poids, en fait il n'en n'est rien bien au contraire puisque ce matin la balance affichait un 83,6 triomphant!

45km parcourus pendant les 2 dernières semaines, ça aide tout de même ;-)


Ce sont donc quasiment 10kg de perdus sur un an avec en prime le passage de la terrible barrière d'obésité grade 1, d'ailleurs c'est un véritable soulagement que de la voir s'éloigner de jour en jour!

Le chemin est encore long avant d'atteindre un poids de forme, mais l'entrainement du semi-marathon de Nogent devrait m'aider à perdre régulièrement du poids.

En guise de résolution pour 2015, je vais poursuivre le travail déjà entamé, en route vers les 80 puis 75kg.

Bonne année à toutes et à tous, remplie de chemins plats, de routes goudronnées et de temps ni trop chaud ni trop froid.


mercredi 31 décembre 2014

En route pour l'année 2015

Les foulées du 17em sont déjà bien loin, un nouvel horizon se dessine avec le semi marathon des bords de marne début mars 2015.

Me préparer pour un semi-marathon me permettra de m'affiner plus rapidement, tout en gagnant endurance et puissance.

Les foulées de Vincennes, début février, seront une étape permettant de valider les acquis à mi-parcours de préparation.

Le plan d'entrainement choisi est le plan 501 d'athléte endurance sur 8 semaines mais que j'ai adapté sur 12 semaines de façon à ne faire que 2 séances sûres par semaine, soit la moyenne pour la période précédente.

J'ai déjà utilisé ce plan qui permet d'allonger en douceur les durées de sortie tout en étant plus exigeant sur les fractionnés et les sorties au seuil.

Il est donc préférable d'avoir déjà suivi un plan d'entrainement sur 10km avant de se lancer dans ce type de préparation faute de quoi la dureté des séances risque d'être repoussante.

Vacances de Noel oblige, je cours dans l'oise en ce moment dans un décours champêtre, le froid n'est pas encore suffisant pour décorer les rues d'un blanc manteau de neige, pour autant chaque sortie est l'occasion de m'évader physiquement et intellectuellement, de me retrouver.

Les sorties sont avec un socle minimum de 30' en endurance fondamentale que j'effectue dorénavant à 10km/h de moyenne. Quel progrès depuis ces derniers mois où je plafonnais entre 8 et 9km/h.

L'année qui vient s'annonce être une année de combat, j'ai déjà connu ce type d'année en 2011 lorsque j'avais des combats professionnels à mener. La course à pied permet d'atteindre les objectifs que l'on se fixe dans la vie privée, de surmonter les épreuves de la vie, à gérer les différentes ruptures de cycle de vie.

2015 sera une année difficile, mais je suis prêt.

vendredi 19 décembre 2014

La vie est une course à pied - Pour ma tante Anna

Depuis plusieurs mois, si ce n'est années, m'est venue l'idée que la vie est une course à pied.

Au tout début, il faut être persévérant face aux difficultés pour ne pas arrêter tout de suite, puis une fois que l'on a pris nos marques, nous progressons, petit à petit, rien n'est jamais acquis et le moindre faux pas peux anéantir des mois d'effort en un rien de temps.

C'est cette constance qui donne de la confiance pour aller plus loin, et affronter de nouvelles difficultés. Et des difficultés il y'en a toujours.

Je suis parti trop vite, je me suis pas assez préparé, je me suis disputé la veille, "je", "je", "je" toujours "je" face à la réalité qui me ramène face à mes contradictions.

Des fois on peut assumer, serrer les dents et se dire que c'est bientôt fini, que cela va passer. Des fois le coup est physiquement trop brutal ou l'on n'est pas assez fort mentalement pour tenir plus longtemps, alors on abandonne.

Cela reste la solution de dernier recourt, lorsque tout le reste a été envisagé. Et puis on repart pour une prochaine fois en se disant que l'on va mieux s'y prendre, que l'on ne va pas reproduire les mêmes erreurs. Plus fort, plus endurci, comme si tout dépendait de nous.

D'autres fois, tout se passe au contraire à merveille, nous sommes envahis par une joie intérieure, comme si l'on s'était réconcilié avec soi.

La vie est une course à pied, elle a un début et une fin, entre les deux nous essayons de faire au mieux, de nous préparer à la prochaine épreuve, nous attendons les moments de grâce et redoutons les difficultés sous les encouragements du public qui regarde notre course se dérouler.

Toutes les vies valent d'être vécues, toutes les courses valent d'être courues. Il n'y a pas de courses trop longues, il n'y a que des courses trop rapides.

En fin de compte le plus important n'est pas tant de franchir la ligne d'arrivée, mais de parcourir le chemin.

Repose en paix ma tante.

dimanche 23 novembre 2014

29em boucles du 17em

Les 29em boucles du 17em se sont déroulées sont un soleil radieux et une température automnale toujours propice aux performances.

L'avant course est toujours autant animée grâce à l'échauffement collectif qui fait monter les FC pour ne pas démarrer à froid.

Fidèle à ma technique imparable je me place a quelques mètres derrière le porte drapeau 60' histoire de ne pas me faire emporter par la vitesse des concurrents qui passé le 1er km et la première côte s'en mordront les doigts.

Démarrage en douceur et 1er km à 10,3km puis je passe à 11,2 sur les km 2 à 6 ce qui me permet donc de ne pas baisser en régime même pendant les 2kms de côté de la fin de parcours, porté par les pancartes d'encouragement que mes filles agite à mon passage.

Côté FC je ne dérive pas trop et me stabilise à 170-172 pbm à la fin de la 1ere boucle.

Je me sens très bien, pas juste bien, vraiment à l'aise côté physique et mental. Pour la première fois je ne fais pas d'arrêt ravitaillement mais m'octroie un petit ralentissement devant la mairie avant de repartir à l'assaut de la 2em boucle.

Tout se passe très bien, y compris le fameux kilomètre 7 qui est une reprise en côte après une descente et traditionnellement le casse pâte qui fout le moral à 0 à ce moment de la course.

A partir du km 7 je ralentis pour me préserver sur les 2 km de côte. (193m de dénivelé au total sur les 10km, pas un trail mais quand même...) pour me faire un km à 10,3.

En haut de la rue Lemercier un coureur marche il a l'air épuisé mais pas blessé, je l'encourage, il repart et nous faisons quelques mettre ensemble, moment de partage, pas de mot échangé, juste un coureur qui en aide un autre.

Le dernier km se fait à 11,4 et je m'octroie un sprint à 15,5 pour les 150 derniers mètres (182bpm, une FC que je n'avais pas réussi à atteindre depuis longtemps, une nouvelle porte vient de s'ouvrir...) qui me permet de terminer la course en 54'32", une vraie performance compte tenu de mon poids actuel (86km) et mes mauvaises performances des années précédentes.

Le coureur épuisé me retrouve au ravitaillement et me remercie du coup de fouet, je prends mon ravitaillement en encourageant les nouveaux arrivants sur les derniers mètres. Quelque soit le temps, tous sont heureux de terminer.

Fort de cette bonne performance je regarde maintenant vers les foulées de Vincennes, début Février 2015.

FC et endurance au top, poids en baisse, le retour est amorcé, !

mardi 11 novembre 2014

Répétition générale

La course approche (23/11) et la pression monte. Vais-je être prêt, tiendrais-je la vitesse sur la durée...

Toutes ces questions sont des réactions de peur face à l'inconnue car il est vrai qu'après plus de 3 ans sans entrainement suivi jusqu'au bout (et j'ai pu constater la piètre performances résultantes lors des foulées du 17em de l'année dernière...) j'appréhende cette course comme si c'était la première.

Certes l'expérience joue, la gestion du parcours technique  n'est pas une nouveauté tout comme la gestion de la vitesse au départ.

Le poids est aussi en baisse (86kg vs 87kg en 2008 sur la première course), ce qui me donne un avantage, mais surtout, je me suis entrainé comme il se doit, assidument, progressivement. Bref je suis prêt et il n'y a donc pas de peur à avoir.

Je fais la sortie du jour sur le parcours des foulées du 17em, 2 boucles de 5km avec option 2x2km de côte, en principe cela devrait me faire une bonne base pour ma sortie de 65' mais aussi comme exercice pour affronter un parcours qui n'est pas plat comme au parc.

Le premier km est fait à moins de 9km/h, puis la machine s'emballe en quelque sorte, je sens l'envie d'affronter ce parcours, l'envie "de savoir". Je laisse la vitesse monter et la FC s'accélérer, tout en restant raisonnable, je ne veux pas faire la course non plus au risque de m'épuiser ou de me blesser.

La première boucle est effectuée en moins de 29', la tendance est bonne pour autant côté FC les 2km de côté m'ont évidemment affecté et je démarre la 2em boucle en douceur à 9,9km/h.

Le temps passe, les rues défilent, l'envie de m'arrêter me prend toujours au même moment vers le 7em km, je ralentie, hors de question de m'arrêter, c'est un footing, au pire je me mets à trotter. La petite voie m'annonce avec raison que la côte approche, et avec elle les difficultés. Les dernières difficultés.

Ralentir, et gérer ma FC mais ne pas abandonner, je dois m'accrocher. Arrivé en haut de la rue Lemercier c'est la délivrance, encore quelques mètres à faire mais ça y est j'ai vaincu la côte.

Au final je termine en 58'24'' (10,3km/h), avec une FC moyenne de 160bpm. Pas mal pour un footing!

Fort de ce constat, et après une série d'étirements je termine le programme du jour avec 7' plus calmes...